L’art contre le terrorisme

Sans les attentats de Barcelone et Cambrils, jeudi 17 et vendredi 18 août, sans les deux autres qui ont suivi en Irlande et en Russie, comme une réplique à un tremblement de terre (dont on ne parle pas car il y a eu moins d’assassinés), je n’aurais pas écrit cet article. Mais c’est mon grain de sable contre le terrorisme islamiste. Ce n’est pas le premier.

 

 

En 2004, j’ai publié au Rocher La Grande Pâque Russe, une uchronie qui,sous une forme romanesque, démonte les mécaniques du terrorisme. En 2004, on savait déjà tout, tout le monde savait, puisque je savais. On ne s’est pas contenté de laisser proliférer le mal, on l’a aidé.

En 2014, avec La Reine de l’Orient, Zénobie, aux éditions Pygmalion, j’ai voulu montrer à ces enragés fanatiques qui veulent voiler les femmes et les réduire en esclavage, qu’une femme, une Arabe, qui régnait en son propre nom après la mort de son mari, a défié l’ordre romain. Zénobie a tenu les légions en échec, elle s’est battue à la tête de ses hommes, elle s’est taillé un empire qui allait jusqu’à Alexandrie d’Égypte.Vaincue, elle fut trainée à Rome, comme Cléopâtre, au triomphe de son vainqueur. Mais elle avait été l’un des meilleurs généraux de l’Antiquité et un grand chef d’État.

Plus que jamais, je suis persuadée que seul l’art peut nous sauver, ils veulent le détruire et, partout où ils passent, ils le font, ils font imploser des bouddhas, jettent par terre des colonnades romaine, brisent des statues, incendient livres et tableaux, défoncent des instruments de musique.

Ces tueurs sont des morts vivants qui veulent nous faire entrer, nous les vivants, dans leur mort. Rien n’est plus vivant que l’art. Il faut, comme Tosca, vivre d’art, l’art est un démultiplicateur de la vie, pratiquer un art est la manière la plus sûre au monde de s’approcher de la Beauté, de l’Amour et de Dieu.

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