Aleksandra Kurzak dans La Traviata, Opéra de Paris 2018

La Violetta d’Aleksandra Kurzak

Depuis le 29 septembre 2018 et pour huit représentations Aleksandra Kurzak triomphe dans Violetta à l’Opéra de Paris Bastille, dans la mise en scène classique de Benoît Jacquot.

Ci-dessus et ci-dessous, photos dans la loge.

 

Sur scène, Violetta, dans cette robe superbe qui pèse des kilos, une flute de champagne à la main, au lieu du gobelet de thé dans la loge, a déjà le visage de la douleur (photo ci-dessous).

Pourtant, elle entre en scène, la voix et tout son être, pétillants de champagne. Elle est si pleine de vie qu’on se demande comment cette femme éclatante de vie va parvenir à mourir.

Ci-dessous, Aleksandra Kurzak dans la deuxième robe de Violetta.

 

 

 

Ci-dessous : avec  Georges Gagnidze, interprète de Giorgio Germont, dans la loge et sur scène.

 

Récemment, Aleksandra Kurzak a donné une Liù bouleversante de tendresse et de déchirement, une Desdémone d’innocence brisée et, chaque fois, son jeu de tragédienne se liait à sa voix, à ses aigus tourbillonnants et lumineux pour porter son personnage dans toute sa vérité.

La troisième robe, bien qu’allégée de six kilos, est la plus lourde, la quatrième est une chemise de nuit, tout aussi ravissante, mais pas besoin de jupons.

 

Photo ci-dessous, Aleksandra Kurzak, dans la troisième robe,  désigne le camion de Dulcamara de l’Elisir d’Amore qu’elle a chanté ici même avec Roberto Alagna (photo ci-dessous).

Aleksandra Kurzak dit qu’elle aime mourir en scène. Liù se suicide, c’est un instant, Desdémoné étranglée, un autre instant, même si la malheureuse semble reprendre du souffle pour parler encore alors qu’on la croit morte. Avec la mort interminable de Violetta dans La Traviata, Aleksandra Kurzak donne une scène inoubliable.

Photos ci-dessous, la mort de Violetta.

Elle a montré  la maladie envahir son personnage, sa voix a vibré dans les  trébuchements de la souffrance. Sur son lit de mort,  le souffle retenu, elle se réanime à la vue d’Alfredo, sa voix semble emporter son corps, elle se lève dans un transport d’amour où la vie semble revenir en elle, mais la voix s’en va dans une vibration de tout son être à bout de souffle.

 

© texte et photos Jacqueline Dauxois

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