Entretien de Jacqueline Dauxois sur « Le Péché du Roi David »

Variations sur « Le Péché du Roi David », éditions Michel de Maule, 2018.

AB-J’ai lu pratiquement tous vos livres et vous m’avez entraînée dans des voyages incroyables. J’ai envie de nommer des romans « Le Cœur de la nuit », « La Grande Pâque russe », des livres d’histoire : « Anne de Kiev », « Charlotte Corday », « Rodolphe II de Habsbourg », vous m’avez emmenée en Orient sur « la Route de la soie », et au Moyen Orient avec des livres étonnants, « la Reine de l’Orient, Zénobie », « la Reine de Saba », « Néfertiti »… Nous allons parler ce matin du roi David. Pourquoi est-il resté à la postérité ?

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« Cold War » ( Zimna Wojna) de Pawel Pawlikowski

Toutes les couleurs du noir et blanc

  

Cold War ( Zimna  Wojna) de Pawel Pawlikowski.
Avec Joanna Kulig (Zula) qui a été l’interprète de Ida, sorti il y a quatre ans, et Tomaz Kot (Viktor).

Cannes a consenti le prix de la mise en scène à Cold War qui aurait dû être récompense par la Palme d’Or 2018.

Un chef d’œuvre. Du cinéma qui raconte sans discours à travers l’image, les plans séquence, la voix, la musique, les « cuts », les noirs. Des cadrages étonnants, des éclairages superbes, un noir et blanc somptueux, l’utilisation de la danse, du chant, de la musique poussée jusqu’au sublime dans une fusion paroxystique du son et de l’image.

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Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak, les duos de la Traviata Opéra de Paris Bastille 2018 en images

ROBERTO ALAGNA et ALEKSANDRA KURZAK

Les duos de La Traviata en images

 

C’est avec Verdi que, le 26 octobre 2018, ils ont fêté la sortie de leur disque Puccini in love. Leur Traviata à l’Opéra de Paris Bastille, qui précède leur concert Puccini au TCE, ils l’ont chantée ensemble un seul soir. Jusque-là, il était Samson à New York, elle était Violetta à Paris.

 

 

Et puis il y a eu le 26.

 

 

 

 

 

Ils ont été Alfredo et Violetta comme on n‘ose pas les rêver, ils nous les ont donnés, ce soir-là, avec une générosité passionnée. Ils ont été le couple de chanteurs romantique parfait, ils ont incarné cet amour idéal et désespéré qu’Alexandre Dumas fils avait imaginé. La salle planait dans le bonheur, y compris le bonheur des larmes à la fin de Violetta.

Ci-dessus : les saluts devant le rideau.

 

Ci-dessous  : les saluts vus des coulisses.

Ci-dessous : la troupe derrière le rideau.

 

 

Signature après le spectacle

Après les saluts, un autre triomphe les attend quand ils descendent l’escalier pour aller dans le grand hall signer le disque Puccini in love.

 

 

© texte et photos Jacqueline Dauxois

Ci-dessus Jacqueline Dauxois autoportrait.

 

 

 

Roberto Alagna, dans La Traviata, Opéra de Paris 2018, un Alfredo parfait

Un Alfredo parfait

Unique représentation de La Traviata avec Roberto Alagna, le 26 octobre 2018, à l’Opéra de Paris.

 

 

C’était à un moment où il ne chantait pas.
Tout au début.
C’était même avant le Libiam’.


Il a eu un regard vers l’Olympia de Manet suspendue au dossier du lit de Violetta. Comment de respectables critiques d’art ont-ils pu sérieusement qualifier d’effrontée cette femme nue ? C’est un mystère aussi profond que celui des bâtisseurs des pyramides. Il existe peut-être ailleurs, une Olympia vivante, effrontée, joyeuse ou triste, celle du tableau c’est une morte au regard mort qui attend le client.


Il a levé les yeux vers elle un court instant.
Ses yeux disaient, tu es peut-être à tout le monde, tu ne seras qu’à moi , déjà tu n’es plus cette morte, tu vas ressusciter.
A cet instant, on est entrés avec lui dans la magie.
Comme chaque fois.

 

 

 

On savait que ce serait parfait. Que tout serait parfait son chant, son jeu, le libiam’, la caballette, les duos, tout. Son Alfredo venait nous donner sa jeunesse. Ceux qui l’étaient, jeunes, dans la salle, à la fin pleuraient avec lui autant que ceux qui avaient cessé depuis longtemps de l’être. Et ceux-là, qui se réjouissent de tout ce qu’il fait depuis, découvraient en sortant qu’ils avaient attendu plus de vingt ans que Roberto Alagna leur donne à nouveau « son » Alfredo.

 

 

© texte et photos Jacqueline Dauxois

 

Un entretien de Roberto Alagna au Corriere della Sera, traduction de Jacqueline Dauxois

À bâtons rompus

La veille de la générale de Samson et Dalila, le 19 septembre 2018, Roberto Alagna, de sa loge du Metropolitan Opera de New York, donne au Corriere delle Sera un entretien téléphoné dans lequel il aborde plusieurs sujets de sa vie personnelle et publique.
Plusieurs sites ont mis en ligne la bande audio dont voici la traduction.
Les titres ont été ajoutés et des coupures faites en accord avec Roberto Alagna.

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L’ « Opening Night » du Met avec Roberto Alagna et Elīna Garanča dans Samson et Dalila

 

L’Opening night, à New York, est une vraie fête de la musique qui se prépare pendant des semaines et s’achève par les saluts le soir de la Première. Le 24 septembre 2018, Samson et Dalila, avec Roberto Alagna et Elīna Garanča dans les rôles titres, ouvre la saison.

 

 

 

 

 

 

 

Manhattan avant l’Opening Night

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