Jacqueline DAUXOIS


Jacqueline Dauxois, Grasse, 16 juillet 2020.

Qui je suis ?
Une machine à écrire.
Quels sont mes titres pour montrer le bout de mon nez?
Nombreux. Des diplôme universitaires de haut niveau (voir la biographie en images) dans des disciplines très différentes, une expérience professionnelle multiforme et une quarantaine de livres publiés.
Le fil rouge de ma vie : écrire. Dessiner et photographier, deux autres passions.

Jacqueline Dauxois, Paris, 1988 ?

Ce que j’aime par dessus tout, les arts, tous, et aller où personne ne va. découvrir et apprendre.
C’est pour voir exister le monde que je l’ai parcouru hors des sentiers battus. C’est pour pouvoir, sans m’occuper de gagner ma vie que, dans un premier temps, j’ai passé diplômes sur diplômes, en plus ça m’amusait et mes parents m’entretenaient.
Après, je me suis entretenue moi-même en exerçant des métiers à ma portée, pour continuer d’écrire sans m’occuper de ce que rapportaient ou non mes livres. On n’est pas libre, les yeux sur le porte-monnaie. Pour qu’écrire reste une passion de liberté, il faut détacher l’écriture des contingences matérielles, il suffit de travailler double, ce n’est pas compliqué.

J’ai toujours exercé plusieurs activités en simultané. Aujourd’hui, j’en ai trois.

–Écrire des livres.

— Écrire et illustrer les textes de ce site.
Il me donne une liberté qu’aucun journal ne pourrait me donner.
Je voulais l’appeler « les Artimages » puisque j’y réunis mes deux passions : écrire et photographier, on m’a dit que personne ne comprendrait.

— Membre du Comité de Protection des Personnes à l’hôpital Saint-Antoine, à Paris.
Quand j’ai continué de travailler sur le travail de Roberto Alagna après avoir publié « Quatre Saisons avec Roberto Alagna », beaucoup se sont imaginés que j’avais renoncé à la bioéthique médicale, mais il n’est pas question d’abandonner quoi que ce soit sur le chemin. De ce côté, je n’ai pas changé depuis ma jeunesse. Je préparais en même temps un doctorat de Lettres et un mémoire de soutenance en Sciences Politiques et, depuis l’âge de seize ans, je publiais, des poèmes d’abord et des romans. C’est dangereux de s’arrêter dans sa tête, d’y désactiver quelque chose qu’on aime. Il ne faut pas soustraire, mais ajouter toujours. Parfois, on craint d’être un peu débordé, mais non. Les coups de pompe, qui virent aux coups de cafard, ils passent. On dort quinze heures d’affilée et c’est reparti. La machine redémarre jusqu’où jour où elle ne voudra plus rien savoir. Est-ce qu’il est utile de se préparee à ce jour ? Je ne sais pas, je crois qu’il arrivera différent de ce qu’on imagine et que s’il peut nous trouver debout, pas mort de terreur avant d’être mort tout court, c’est le mieux. Mais je ne sais pas. J’ai fait mourir des quantités de personnages, ils m’ont familiarisée, mais est-ce qu’ils m’ont vraiment appris quelque chose ? Pas tellement plus que les vivants que j’ai accompagnés jusqu’au bout de leur route. Tout ce que je sais, c’est qu’il faut mourir vivant au cœur de son art, comme Molière sur scène, comme Mozart dans sa musique. C’est la grâce suprême.