
La veille, il a donné son huitième Otello à l’Opéra de Paris, le dernier d’une série de huit commencée le 4 mars. (1)
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La veille, il a donné son huitième Otello à l’Opéra de Paris, le dernier d’une série de huit commencée le 4 mars. (1)
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Lui, il répète Carmen et les trois dernières représentations d’Otello doivent être assurées, en principe, par un autre ténor et une autre soprano.
Le neuvième Otello, c’est donc celui qu’il ne devait pas chanter, l’inespéré.


L’année dernière, Aleksandra Kurzak a été Desdémone à Hambourg, après une prise de rôle à Vienne, où elle a conquis le public, en dépit d’une mise en scène obscure à tous les sens du terme. Pour sa troisième Desdémone, où elle retrouve Roberto Alagna à son troisième Otello, elle emporte tous les suffrages à l’Opéra de Paris où, dans la production classique d’Andrei Serban, elle rayonne par son jeu de comédienne autant que par son chant.
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Les 7, 10, 13, 16, 20, 23, 26 et 29 mars 2019, Roberto Alagna donne, après Orange et Vienne, son troisième Otello à l’Opéra de Paris, Aleksandra Kurzak étant Desdémone.
C’est l’occasion de porter sur Othello un autre regard.
CAPITANO MORO
Othello, avec « h », c’est la pièce de Shakespeare ; Otello, sans « h », c’est l’opéra que Verdi a tiré de Shakespeare. Le dramaturge génial de Stratford-on-Avon a trouvé son sujet dans une nouvelle publiée à Ferrare avec quatre-vingt dix neuf autres, les Ecatommiti de Giovanni Battista Giraldi, dit Cintio.
Mon Dictionnaire intime de Roberto Alagna est un autoportrait si attachant qu’à chaque page on croit entendre sa voix, voir ses gestes et son visage, tout ce qui en lui est permanent et change sans arrêt – sinon il resterait lui tout le temps, sans nous donner tant de héros.
Dans ce livre, le héros, c’est lui, lui tout entier : Roberto avec Alagna.

Alors que Roberto Alagna chante à Paris son troisième Otello, analyse du monologue de l’acte III, scène 3,Dio mi potevi, qu’il a donné pour la première fois à Orange en 2014.

Dans la belle mise en scène classique d’Otello, par Andrei Serban (1), un de ses choix intrigue, un autre déconcerte.

Un soir d’Otello, il sortait de scène et traversait l’habituelle bousculade devant sa loge où chacun réclame une photo avec Roberto Alagna. Et là, c’est lui qui me désigne un homme, fin et discret, qui ne jouait pas des coudes pour l’approcher :
» Tiens Jacqueline, fais une photo avec Franck et tu prends son mail… »
Il ajoute qu’ils se connaissent depuis toujours. Je suis intriguée, mais il est impossible de se parler.
Un moment plus tard, Bertrand de Billy, vient à son tour le trouver dans sa loge.


Le soir du 6 juin 2019, au Royal Opera House de Londres, Roberto Alagna chante la sixième (la septième si l’on compte la générale ouverte) représentation publique de son premier Andrea Chénier. La critique est unanime : « un Chénier d’anthologie », « un miracle », « un ténor qui illumine littéralement la scène » etc.
Lire la suite Contre Dieu, tu peux peut-être lutter, parce que tu peux lutter
contre l’amour. C’est dur, mais tu peux. Contre le Mal, tu ne peux pas,
c’est ce qui est horrible.
Roberto Alagna

En 2014, Roberto Alagna chante Otello aux Chorégies d’Orange pour la première fois. Il reprend le rôle en 2018, à l’Opéra de Vienne et, en 2019, à l’Opéra de Paris Bastille.