Au festival off de Menton, un jeune virtuose, Slava Guerchovitch

Le soixante-huitième festival de  Musique de Menton,  du 29 juillet au 13 août 2017, a prouvé sa vitalité et son excellence  renouvelant sa jeunesse en invitant le tango sur le parvis mythique de la basilique Saint-Michel où on a pu entendre, avec les grands interprètes classiques (cités dans l’ordre des soirées) Fazil Say, Renaud Capuçon, Christian Zacharias, l’ensemble Matheus, Christian Tetzlaff et Leif Ove Andsnes, Jörg Widmann, Lars Vogt, Nelson Freire et Marie-Nicole Lemieux, et aussi Juan José Mosalini et son bandoléon qui a donné envie de danser aux spectateurs comme cette nuit, si lointaine déjà, où le géant Pavarotti a chanté dans les bis  un O Sole mio qui a fait dévaler tout le parvis au pied de son estrade. Lire la suite

De Philippe Jaroussky au flamenco, musiques en été, 2018

Musiques de l’été
Musiques en images

Du Mont Bégo à la Méditerranée, il y a un pays où l’art s’incarne depuis des millénaires. En été, sur ce chemin de l’art, du sacré, de l’histoire, la musique est partout. Toutes les musiques.

 

Sur le parvis de Saint-Michel Archange

Deux rampes conduisent à la basilique Saint-Michel Archange, au sommet de la vieille ville, flanquée de son campanile qu’ici on appelle Campanin. La mise en scène architecturale commence sur la route qui domine la plage des Sablettes.

Lire la suite

Les deux Dalila d’Elīna Garanča en images

 

Avec sa voix de mezzo en velours et son talent de tragédienne, Elīna Garanča, avec ses personnages, explore tous les registres de la séduction, de l’ambiguïté des travesti à ceux de la femme fatale. Elle a été un inoubliable Octavian jusqu’en 2017. Cette année-là, en même temps que Renée Fleming faisait ses adieux au rôle de la Maréchale, Elīna Garanča, pour interpréter un répertoire plus dramatique, a chanté ce personnage pour la dernière fois, au Met, dans la production de Robert Carsen. Après plusieurs somptueuses Carmen, à New York, Vienne et Paris, en quelques mois, elle interprète deux Dalila en quelques mois, avec Roberto Alagna dans le rôle de Samson. Lire la suite

ALCHIMIA de Patricia Petibon au 70 e Festival de musique de Menton

Teint de porcelaine poudré de lune, paupières scintillantes d’une poussière d’étoiles, cheveux incandescents torsadés dans un bandeau couronnant son front pâle, Patricia Petibon s’approche du piano sur le parvis de Saint-Michel-Archange dans une longue robe de satin et dentelles d’un rose qui hésite entre saumon et corail et la moule dans un écrin intemporel.

Lire la suite

Nadine Sierra au Théâtre des Champs-Elysées

Après Samson et Dalila, avec Elīna Garanča, qui a ouvert la saison du Met, Roberto Alagna reprend Carmen pour neuf représentations, les 9, 12, 17, 21, 26, 29 janvier et les 2, 5, et 8 février avec Clémetine Margaine, dans le rôle titre, et Aleksanda Kurzak, Micaëla, dans la mise en scène classique de Richard Eyre.

Nadine Sierra © Jacqueline Dauxois

Pendant ce temps, à Paris, le 12 janvier 2019, Nadine Sierra, soprano américaine, née d’un père portugais et d’une mère italo-portugaise, donne un concert (les Grandes voix) au Théâtre des Champs-Elysées. On ne l’a pas encore entendue en France dans Lucia di Lamermoor, mais en 2017, à l’Opéra de Paris et à Orange, elle a été une exceptionnelle Gilda.

Lire la suite

Avec le baryton Richard Rittelmann, premier concert vivant après cinq mois d’enfermement

Le 16 juillet 2020

Près de Grasse, bâti avec des rêves et une fortune c’est un décor qui semble toscan avec un mélange d’arbres et de bâti, de fresques qui se déroulent sur les murs et aux plafonds, de colonnades, de bassins aux nénufars, de lustres enlacés par des rampes de fer forgé, de terrasses en pierre cuite, de portes cloutées et de passages surbaissés, d’objets rares, d’un temple à l’amour dans un cadre de verdure.

Bertrand Chamayou au Festival de Musique de Menton

Le 3 août 2020


Les enregistrements, les différés, les retransmis, dont nous sommes saturés depuis six mois que la porte des arts nous a été fermée, font croire que la musique est abstraite. La musique est charnelle, pas seulement pour l’interprète. Sinon, d’où viendrait ce frémissement de tous les membres qui vous parcourt l’épiderme, vous frissonne dans les muscles, vous fait battre le cœur en comblant votre esprit, votre âme ?
On l’avait presque oublié : Le concert de Bertrand Chamayou est venu nous rappeler que la musique en boîte, c’est pour les jours de jeûne lorsque l’on n’a rien d’autre à écouter. Mais qu’on entende un pianiste de cette stature, on retrouve un bonheur interrompu.

Bertrand Chamayou, au festival de Musique de Menton,
3 août 2020.

Concert Spirituel : William Christie et les Arts Florissants, analyse et interprétation de Reinoud van Mechelen, Menton, le 8 août 2020

8 août 2020

Au clavecin et à l’orgue, William Christie dirige les musiciens,
Menton le 8 août 2020.


Dans une chronologie inversée, après les flamboiements romantiques du piano de Bertrand Chamayou et du violon de Renaud Capuçon (avec Kit Armstrong au piano) , William Christie et les Arts Florissants révèlent un univers de réserve et d’intériorité.

Entretien avec Renaud Capuçon

Renaud Capuçon, répétition du 5 août 2020.

5 août 2020

ENTRÉE

Depuis vingt ans, son violon enchante le Parvis, mais peut-être n’a-t-il pas connu le décor des origines car, après avoir descendu l’escalier au flanc de la basilique de l’Archange saint-Michel, lorsqu’il s’est retourné vers la façade des Pénitents, le 5 aout 2020, il a eu une exclamation d’heureuse surprise : les échafaudages qui, d’habitude, occultent la vue, avaient disparu. Il a souri.