Bertrand Chamayou au Festival de musique de Menton

Le 3 août 2020


Les enregistrements, les différés, les retransmis, dont nous sommes saturés depuis six mois que la porte des arts nous a été fermée, font croire que la musique est abstraite. La musique est charnelle, pas seulement pour l’interprète. Sinon, d’où viendrait ce frémissement de tous les membres qui vous parcourt l’épiderme, vous frissonne dans les muscles, vous fait battre le cœur en comblant votre esprit, votre âme ?
On l’avait presque oublié : Le concert de Bertrand Chamayou est venu nous rappeler que la musique en boîte, c’est pour les jours de jeûne lorsque l’on n’a rien d’autre à écouter. Mais qu’on entende un pianiste de cette stature, on retrouve un bonheur interrompu.

ALCHIMIA de Patricia Petibon au 70 e Festival de musique de Menton

Teint de porcelaine poudré de lune, paupières scintillantes d’une poussière d’étoiles, cheveux incandescents torsadés dans un bandeau couronnant son front pâle, Patricia Petibon s’approche du piano sur le parvis de Saint-Michel-Archange dans une longue robe de satin et dentelles d’un rose qui hésite entre saumon et corail et la moule dans un écrin intemporel.

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De Philippe Jaroussky au flamenco, musiques en été, 2018

Musiques de l’été
Musiques en images

Du Mont Bégo à la Méditerranée, il y a un pays où l’art s’incarne depuis des millénaires. En été, sur ce chemin de l’art, du sacré, de l’histoire, la musique est partout. Toutes les musiques.

 

Sur le parvis de Saint-Michel Archange

Deux rampes conduisent à la basilique Saint-Michel Archange, au sommet de la vieille ville, flanquée de son campanile qu’ici on appelle Campanin. La mise en scène architecturale commence sur la route qui domine la plage des Sablettes.

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Au festival off de Menton, un jeune virtuose, Slava Guerchovitch

Le soixante-huitième festival de  Musique de Menton,  du 29 juillet au 13 août 2017, a prouvé sa vitalité et son excellence  renouvelant sa jeunesse en invitant le tango sur le parvis mythique de la basilique Saint-Michel où on a pu entendre, avec les grands interprètes classiques (cités dans l’ordre des soirées) Fazil Say, Renaud Capuçon, Christian Zacharias, l’ensemble Matheus, Christian Tetzlaff et Leif Ove Andsnes, Jörg Widmann, Lars Vogt, Nelson Freire et Marie-Nicole Lemieux, et aussi Juan José Mosalini et son bandoléon qui a donné envie de danser aux spectateurs comme cette nuit, si lointaine déjà, où le géant Pavarotti a chanté dans les bis  un O Sole mio qui a fait dévaler tout le parvis au pied de son estrade. Lire la suite