Qu’est devenue la liberté?

-Tu n’as pas peur du coronavirus ?
-Ça pue bien trop ici, il serait mangé par les microbes !
-Tu n’as pas peur de mourir
?
-Pourquoi ? On va tous mourir un jour !
(réponse d’un petit garçon de 9 ans qui cherche à manger en fouillant les montagnes d’ordures aux Indes)

La canicule de 2003 s’était limitée à tuer en Europe.
Venu de Chine à l’instar des autres grippes qui tuent, le covid-19 s’est répandu partout, provoquant des réactions politiques à peu près unanimes et des débats au plus haut niveau qui ressemblent à ceux qu’on entendait, au temps des grands-parents, au café du coin. Les cafés fermés sur leur ordre, les chefs d’État ont pris le relais de ces conversations. A quel point tout cela se ressemble est étonnant, sauf que, des palais présidentiels où nos votes les ont installés, nos chefs ont sur nous pouvoir discrétionnaire, y compris celui de nous enfermer.

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Nous sommes des barbares, Antigone au secours !

Le 19 mars 2020

UNE LOI AU-DESSUS DE TOUTES LES LOIS

Nous sommes des barbares, si nous abandonnons nos morts aux mercenaires.
Depuis quand faut-il demander la permission à un gouvernement pour accomplir des rites millénaires ?


Est-ce qu’il n’existe pas une loi au-dessus de toutes les lois ? Cette loi n’est-elle pas divine parce qu’elle est amour ?
Cette loi, supérieure à toutes les autres, n’est pas un décret périssable édictéepar un gouvernement. Elle est réelle, concrète, elle n’a rien d’abstrait. Contrairement aux lois humaines, elle est permanente, invariable. Elle est inscrite en chacun de nous, dans chaque fibre qui nous constitue, elle règne dans nos cœurs, nos âmes, nos esprits et nos corps.

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A la recherche d’Othello, je trouve le crâne de Sampiero Corso

à Roberto, Ornella et Elio,
le 31 août 2019.

UN REGARD DE BRONZE

Sampiero Corso.

Chaque fois que j’écris le mot condottiere, je vois le Colleone à cheval au-dessus de son énorme socle. Dans ses yeux, flamboie la folie d’Othello qui assassine son amour. Je vais sauter dans le premier avion pour revoir cette foudre dans un regard de bronze (1) déjà, je respire l’odeur de la lagune et le doux clapotis de l’eau les murs qui lèche les murs me bat dans les oreilles. Holà ! Halte là ! (2) , c’est quoi, cette histoire ? Ce condottiere n’est pas le tien ! Faudrait voir qu’il ne le soit pas ! Le tien, c’est Sampiero Corso, aux sources de l’Othello de Shakespeare ! tu étais en train de t’inventer une belle passion et tu prétends revoir le Colleone qui a vécu un siècle avant Sampiero ! Qui n’a pas tué sa femme ! Qui n’a inspiré ni Cinthio ni Shakespeare !!! C’est nul ! C’est nullissime !!! Sauf que le génie de Verrocchio a fait du Colleone l’incarnation du condottiere de tous les temps et donc de Sampiero ! Hypocrite ! Il n’y a qu’une bonne raison pour te précipiter à Venise pendant la pire saison, c’est que La Fenice est ouverte au mois d’août. Oui, et alors?

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Photo souvenir dans la loge de Roberto Alagna

Un soir d’Otello, il sortait de scène et traversait l’habituelle bousculade devant sa loge où chacun réclame une photo avec Roberto Alagna. Et là, c’est lui qui me désigne un homme, fin et discret, qui ne jouait pas des coudes pour l’approcher :
 » Tiens Jacqueline, fais une photo avec Franck et tu prends son mail… »
Il ajoute qu’ils se connaissent depuis toujours. Je suis intriguée, mais il est impossible de se parler.
Un moment plus tard, Bertrand de Billy, vient à son tour le trouver dans sa loge.

Roberto Alagna avec Bertrand de Billy et Franck Aubin et sa femme. La première fois que les trois hommes ont travaillé ensemble c’était en 1992.
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