Roberto Alagna et Aleksandra Kurzak, les duos de la Traviata Opéra de Paris Bastille 2018 en images

ROBERTO ALAGNA et ALEKSANDRA KURZAK

Les duos de La Traviata en images

 

C’est avec Verdi que, le 26 octobre 2018, ils ont fêté la sortie de leur disque Puccini in love. Leur Traviata à l’Opéra de Paris Bastille, qui précède leur concert Puccini au TCE, ils l’ont chantée ensemble un seul soir. Jusque-là, il était Samson à New York, elle était Violetta à Paris.

 

 

Et puis il y a eu le 26.

 

 

 

 

 

Ils ont été Alfredo et Violetta comme on n‘ose pas les rêver, ils nous les ont donnés, ce soir-là, avec une générosité passionnée. Ils ont été le couple de chanteurs romantique parfait, ils ont incarné cet amour idéal et désespéré qu’Alexandre Dumas fils avait imaginé. La salle planait dans le bonheur, y compris le bonheur des larmes à la fin de Violetta.

Ci-dessus : les saluts devant le rideau.

 

Ci-dessous  : les saluts vus des coulisses.

Ci-dessous : la troupe derrière le rideau.

 

 

Signature après le spectacle

Après les saluts, un autre triomphe les attend quand ils descendent l’escalier pour aller dans le grand hall signer le disque Puccini in love.

 

 

© texte et photos Jacqueline Dauxois

Ci-dessus Jacqueline Dauxois autoportrait.

 

 

 

Roberto Alagna, dans La Traviata, Opéra de Paris 2018, un Alfredo parfait

Un Alfredo parfait

Unique représentation de La Traviata avec Roberto Alagna, le 26 octobre 2018, à l’Opéra de Paris.

 

 

C’était à un moment où il ne chantait pas.
Tout au début.
C’était même avant le Libiam’.


Il a eu un regard vers l’Olympia de Manet suspendue au dossier du lit de Violetta. Comment de respectables critiques d’art ont-ils pu sérieusement qualifier d’effrontée cette femme nue ? C’est un mystère aussi profond que celui des bâtisseurs des pyramides. Il existe peut-être ailleurs, une Olympia vivante, effrontée, joyeuse ou triste, celle du tableau c’est une morte au regard mort qui attend le client.


Il a levé les yeux vers elle un court instant.
Ses yeux disaient, tu es peut-être à tout le monde, tu ne seras qu’à moi , déjà tu n’es plus cette morte, tu vas ressusciter.
A cet instant, on est entrés avec lui dans la magie.
Comme chaque fois.

 

 

 

On savait que ce serait parfait. Que tout serait parfait son chant, son jeu, le libiam’, la caballette, les duos, tout. Son Alfredo venait nous donner sa jeunesse. Ceux qui l’étaient, jeunes, dans la salle, à la fin pleuraient avec lui autant que ceux qui avaient cessé depuis longtemps de l’être. Et ceux-là, qui se réjouissent de tout ce qu’il fait depuis, découvraient en sortant qu’ils avaient attendu plus de vingt ans que Roberto Alagna leur donne à nouveau « son » Alfredo.

 

 

© texte et photos Jacqueline Dauxois

 

Un entretien de Roberto Alagna au Corriere della Sera, traduction de Jacqueline Dauxois

À bâtons rompus

La veille de la générale de Samson et Dalila, le 19 septembre 2018, Roberto Alagna, de sa loge du Metropolitan Opera de New York, donne au Corriere delle Sera un entretien téléphoné dans lequel il aborde plusieurs sujets de sa vie personnelle et publique.
Plusieurs sites ont mis en ligne la bande audio dont voici la traduction.
Les titres ont été ajoutés et des coupures faites en accord avec Roberto Alagna.

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L’ « Opening Night » du Met avec Roberto Alagna et Elīna Garanča dans Samson et Dalila

 

L’Opening night, à New York, est une vraie fête de la musique qui se prépare pendant des semaines et s’achève par les saluts le soir de la Première. Le 24 septembre 2018, Samson et Dalila, avec Roberto Alagna et Elīna Garanča dans les rôles titres, ouvre la saison.

 

 

 

 

 

 

 

Manhattan avant l’Opening Night

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Les deux Samson et Dalila de Roberto Alagna et Elīna Garanča

 

Deux mises en scène pas à pas

Acte 1

Victorieux des Hébreux

Au premier acte, à condition de cadrer serré pour éviter de montrer le costume de Samson, et supprimer décors et  choristes, le même geste de Samson triomphant, qui relève un peuple d’esclaves pour lui rendre sa liberté et son Dieu, ferait presque croire à deux approches analogues entre la mise en scène et d’Alexsandra Liedtke, à Vienne, en mai 2018, et celle de Darko Tresnjak, à New York, en septembre de la même année. Lire la suite

Samson et Dalila, analyse du livret Acte III

Troisième acte

1er tableau
La prison de Gaza

Scène 1
Samson, les Hébreux
Samson enchaîné, aveugle, les cheveux coupés, tourne la meule. Dans la coulisse, le chœur des Hébreux captifs.

Après les ambiguïtés de l’acte II, l’acte III ne pose pas plus de problème que le premier.
Les cheveux coupés et l’aveuglement de Samson, dans le livret, tout se passe dans les coulisses, pendant l’entracte et le changement de décor.
Le rideau s’ouvre sur Samson  les yeux crevés, enchaîné à la meule, énorme cylindre de pierre traversé par une poutre.  Dans l’Antiquité, des esclaves, des bœufs ou des ânes attelés tournent la meule. Lire la suite

Roberto Alagna et Elīna Garanča dans Samson et Dalila à l’Opéra de Vienne et au Metropolitan de New York

Samson et Dalila
de Vienne, mai 2018,
à New York, septembre/octobre 2018

Photos ci-dessus : montages pour le Samson de Vienne et pour celui du Met.

 

Les chanteurs

Il n’existe qu’un point commun entre les deux mises en scène de Samson et Dalila données à cinq mois d’intervalle à l’Opéra de Vienne (mise en scène : Aleksandra Liedtke, chef d’orchestre : Marco Armiliati) et au Metropolitan Opera de New York (mise en scène : Darko Tresnjak, chef d’orchestre : sir Mark Elder) dans deux nouvelles productions. Chacune va au bout de son projet dans des directions si radicalement opposées qu’on se demande par quel miracle (on connaît ce miracle : dons innés et travail d’arrache-pied), dans les deux cas, Roberto Alagna et Elīna Garanča sont à ce point lui Samson, elle Dalila et quelle osmose les lie sur scène l’un à l’autre pour donner de cette histoire, l’une des plus extraordinaires pour ne pas dire extravagantes que l’Ancien Testament nous ait léguées, une lecture allant de soi. Lire la suite