Roberto Alagna, Il Trovatore, deux « di quella pira » à l’Opéra de Paris 28 juin 2018

Un Trouvère unique

 

Lundi, 25 juin 2018, les solistes vocalisent dans les loges. Les costumes attendent sur les portants. Deux heures avant le lever de rideau, le premier des deux Trouvère que devait chanter Roberto Alagna à l’Opéra de Paris est annulé par une grève.

 

Le public venu de tous les coins de France et de l’étranger, privé de son héros, erre, ne sachant que faire.

 

Ci-dessous : avec Ekaterina Semenchuk, Azucéna.

Ci-dessous : avec Jennifer Rowley, Leonora.

 

Il n’y a plus qu’une chance pour entendre le Trouvère d’Alagna, dans trois jours.
Le jeudi 28, en début d’après-midi, l’Opéra annonce que le spectacle sera donné en version concert dans un décor unique. Avec maquillages, costumes, accessoires.

Dès le Deserto sulla terra, la magie d’une voix irrésistible envahit la salle d’autant que Roberto Alagna est entouré de partenaires de haut niveau. Léonora, Jennifer Rowley qui était sa Roxane au Metroplolitan, Ekaterina Semenchuk, Santuzza au Met, Vitaly Billy, le comte di Luna, et Mika Kares, Ferrando. Soudain, la voix du ténor faiblit dans le Di quella pira. Il termine  et s’approche de la fosse. Sous des transports de la salle, qui a compris, il demande à  Maurizio Benini de recommencer.

Son second Di quella pira s’achève dans un délire d’ovations, à la fin sa voix couverte par les acclamations du public debout trépignant et hurlant son nom.

 

© texte et photos Jacqueline Dauxois

 

 

 

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